Hameau de Way’s Mills

Il semble que des Algonquins aient foulé le sol du canton de Barnston entre 1300 et 1680. Des Abénaquis viennent ensuite, puis des Loyalistes et des Irlandais, alors que la vague francophone commence avec l’essor du chemin de fer vers 1850. Aujourd’hui, les résidants habitent les hameaux de Way’s Mills et Kingscroft qui forment Barnston-Ouest depuis 1946. Un fabricant américain de tweed et de flanelle, L. S. Way, arrivé vers 1808, laisse son nom au village que traverse la rivière Niger et qu’on entrevoit le long du chemin Holmes.

Moulin de laine Way's Mills

La transformation de la laine comme moteur de développement

Le hameau de Way’s Mills fut reconnu, à compter de la seconde moitié du X1Xe siècle, pour son activité de transformation de laine. C’était alors le seul lieu de transformation dans les deux cantons de Barford et de Barnston. Les tissus de laine connurent ainsi un développement important.

La culture s’établit à Way’s Mills

Au fil des ans le développement économique autour de la laine laisse la place au développement culturel… Le sculpteur Orson Wheeler, natif de Way’s Mills, est le premier artiste de renom à y établir son atelier. Dans les 1960-1970, de nombreux artistes viennent s’établir à Way’s Mills, dont Morton Rosengarten. Sous l'invitation de ce dernier, le couple Stanley Rozynski et Wanda Rozynska viennent s'y établir et transforme l’ancienne école en lieu de création, aujourd’hui le Centre d’arts Rozynski. Se greffe, à ce petit groupe, d'autres artistes de renommée internationale tels que Louis Dudek, François Dallegret, Satoshi Saito et Louise Doucet, Tib Beament, Holly King et Don Corman, pour ne nommer que ceux-là.

Site patrimonial du Hameau-de-Way’s Mills

Le hameau est situé dans une zone patrimoniale, reconnue en vertu de la Loi sur le Patrimoine culturel. Le territoire protégé est inscrit au plan d’urbanisme de la municipalité et au Schéma d’aménagement et de développement durable de la MRC de Coaticook. La réglementation municipale protège la volumétrie et l’implantation des bâtiments alors que certains types de revêtement sont prohibés. Par ailleurs, les ouvertures et les matériaux pour les fenêtres tant pour les constructions neuves que pour les rénovations sont contrôlés. Il en est de même pour l’abattage des arbres et le choix des couleurs de l’enveloppe du bâtiment.

Étude de caractérisation du hameau de Way’s Mills

En 2015, la municipalité, avec l’appui de la MRC de Coaticook, mandate la firme Patri-Arch afin de réaliser une étude de caractérisation architecturale et paysagère du hameau de Way’s Mills. Celle-ci met en lumière l’histoire du développement du hameau, mais également les principales caractéristiques physiques et identitaires de ce dernier.

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Le bureau municipal

M. George Sheard a fait construire le bâtiment civique vers 1939 à la demande de sa femme, Marjorie Sheard, pour les enfants scouts et guides du village. Elle s’occupait des guides pour la Région des Cantons de l’Est et était très active auprès des enfants de Way’s Mills. Le bâtiment portait le nom de « The Scout and Guide Hut ». Par la suite, le local a servi pour les réunions du conseil municipal jusqu'à ce que le Centre Communautaire soit rénové en août 1996. En 2000, il fût transformé en bureau municipal.

Bureau municipal de Barnston-Ouest

Way’s Mills

Un charmant hameau baptisé en l’honneur de Daniel Way, un pionnier qui a construit un moulin à laine sur la rivière Niger en 1841, là où se dresse le village aujourd’hui. Vous pouvez, entre autres, y découvrir une ancienne caserne incendie, un Centre Communautaire et deux églises. Un hameau à découvrir !

Hameau de Way's Mills

Daniel Way (1794-1875)

Au 19ième siècle, trois moulins établis sur les bords de la rivière Niger marquèrent profondément le développement du hameau de Way's Mills. C'est d'ailleurs Daniel Way, propriétaire d'un moulin à carder et d'une fabrique de tissu de laine, qui donna son nom à ce lieu bucolique où l'on retrouve aujourd'hui deux églises qui méritent le détour.

D'abord installé dans le canton de Stanstead en 1817, monsieur Way déménage sur les rives de la Niger en 1843. Doué d'un remarquable sens des affaires, il fit rapidement l'acquisition des terrains qui lui permirent de participer activement, avec les membres de sa famille, à l'essor économique de Way's Mills.

Pour en savoir plus sur l’histoire de Daniel Way, nous vous invitons à consulter la chronique d’Anne Leydet, résidante de Way’s Mills ou de vous arrêter au personnage de Daniel Way sur la route de la Voie des pionniers.

La petite histoire des Way